C’est sur un bateau bondé que nous avons pris
place à destination d’une île réputée comme étant l’une des plus belles de
Thaïlande :
Koh Phi Phi.
Malheureusement pour nous, nous n’étions pas
les seules à avoir eu cette information, et cette idée…
| Les ferry embarquent et débarquent des quantités de touristes sur l'île. |
Et quel accueil nous avons eu !
Le Tout Koh Phi Phi semblait avoir été avisé
de notre arrivée: d’innombrables rabatteurs faisaient le pied de grue sur le pier
pour nous souhaiter la bienvenue avec des pancartes, des affiches, et flyers proposant hôtels, excursions, plongées,
snorkeling, longtail boats et surement d’autres choses!!! Aussitôt le pied posé
sur la terre ferme, il fallait de peine et de misère se frayer un chemin pour
avancer dans cette masse dense.
Après s’être extirpé de la première vague de
rabatteurs - et payé la « taxe de
bienvenue » de l’île de 20 bath- nous avons dû affronter la « rue
principale », incontournable, étroite, et bordée des 2 côtés par quantités d’écoles
de plongée, de restaurants, et de magasins de souvenirs : c’était
étouffant! Nous avons tout de suite remarqué une chose : ici, les thaïs ne
sont pas majoritaires… Ils travaillent dans les restaurants, proposent des
excursions en longtail boat, et ramassent
les dégâts laissés après le tsunami, mais les rabatteurs que nous voyons le
plus, ce sont des occidentaux qui tentent de nous faire entrer dans leur école
de plongée, de nous inviter sur le party
boat de la nuit, où dans tel ou tel bar où la fête a lieu ce soir… c’est
presque choquant de voir autant d’occidentaux travailler ici. Pour le typique,
en tout cas, on repassera!
Avec nos sacs sur le dos, nous avons réussit à
trouver notre hôtel qui était, à notre grand bonheur, un peu en retrait, dans
le centre de l’île, loin de l’agitation du bord de mer. Drôle d’accueil broche
à foin que nous avons eu, mais au moins, ça c’était plus typique! Sans oublier
l’homme-demoiselle qui nous a conduits à notre chambre. Ici, en Thaïlande, il y
a beaucoup de transgenres, ou personne du 3e sexe : des hommes
qui deviennent progressivement des femmes, au fur à mesure que les chirurgies
ont lieu. Il y en a énormément à Bangkok, et parfois le résultat est vraiment
bluffant! Notre demoiselle à nous était très sympathique et très coquette, mais
même si Alex n’y a vu que du feu, il y a avait encore du travail à faire!
Nous avons finalement pu aller admirer la
grandiose Koh Phi Phi…
…et ses innombrables touristes installés sur
des transats, parfois en speedo, parfois en tini-wini-bikini, mais souvent
rouge homard car ils veulent revenir bronzés de leur séjour en Thaïlande!
Heureusement, Long Beach est une longue plage (…), et la masse de touristes
réussit à s’y dissoudre encore à cette période de l’année. Mais nous n’osons
même pas imaginer en plein mois de décembre!!!
Nous avons trouvé des transats un peu isolés (c’est que la Tchoubie a
besoin d’ombre pour survivre au soleil, et le parasol vient avec la chaise) et
avons presque réussit à se penser seul au monde sur notre île…
Ok, non, pas du tout, mais malgré la masse,
c’était quand même tranquille, avec de la musique pas trop boom-boom, et une
fois assis, on nous laissait en paix! Parce que les rabatteurs, ils sont aussi
sur la plage! Pour vous louer les transats – ou les enlever si vous êtes assis
illégalement dessus – et pour les fameuses excursions, la plongée, le
snorkeling et les longtail boat… bref, pour tout!
Nous avons fait une petite rando jusqu’à un
point de vue qui nous a permis d’admirer l’île dans son ensemble. Sur le
parcours, nous avons entraperçu les vestiges des dommages causés par le
tsunami. Une vague d’une telle ampleur n’a dû faire qu’une bouché de cette
petite île! Mais une île comme Koh Phi
Phi devait impérativement être fonctionnelle le plus vite possible après la
catastrophe naturelle, et le bord de mer a vite été reconstruit pour accueillir
son tourisme de masse comme si rien ne c’était passé! Par contre, les vestiges
d’habitations sont toujours visibles ici et là, surtout quand on s’éloigne du
centre touristique, où on aperçoit des montagnes de débris devenus inutiles mais qui
n’ont pas encore été évacués de l’île.
Le point de vue, lui, valait le déplacement, même si c’était sous un
ciel sombre et lourd. Ce ciel a déversé sa colère peu de temps après notre retour en ville, et nous
avons dû danser sous la pluie! La pluie dans les îles, c’est quand même plus
sympa qu’à Zakopane, en Pologne!
| Panorama de Koh Phi Phi Don, et gauche complètement, on aperçoit Koh Phi Phi Leh. |
Koh Phi Phi a beau être une île classée
paradisiaque, nous n’avions qu’une idée en tête : quitter cet endroit!
C’est beau, certes, mais nous ne sommes pas fait pour le tourisme de masse!
C’est confirmé!
Heureusement, nous sommes en bonne compagnie!
En effet vous aviez l'air d'être en très bonne compagnie. Tout semble indiquer que c'est un couple très sympatique. Belle photo de vous quatre. La plage semble magnifique.
RépondreSupprimerMom