Nous voici
donc au Myanmar et notre première destination est la ville de Yangon, capitale du
pays jusqu’à il n’y a pas si longtemps…
Le gouvernement a fait déplacer la
capitale à Pyinmana en 2005 sur les conseils d’un astrologue… Les Birmans sont
très superstitieux!
Dès notre
arrivée à l’aéroport, nous avons été mis dans le bain :
| Homme en longyi |
ici, les hommes, tout comme les femmes, portent le longyi, le vêtement traditionnel birman. Le longyi est un tube de tissu dont la longueur va de la taille aux chevilles, qui est replié en 2 pans pour les hommes et forme un genre de nœud là où se trouverait la boucle de ceinture, et plié en un seul pan sur le côté pour les femmes.. Bref, c’est une jupe longue! Le tissu pour les hommes est carotté et pour les femmes, il est surtout fleuri ou uni, avec une petite blouse ajustée et assortie. Les Écossais auraient dû penser au modèle long pour leur kilt, c’est plus chaud l’hiver!
Ce sont
donc de charmants jeunes hommes en longyi couleur bordeaux qui nous ont
accueillis et accompagnés jusqu’au bus nolisé de notre hôtel le Motherland
II. C’était un bus japonais des années
70, au nez arrondi, et surement rafistolé à plusieurs reprises, mais qui
roulait! Après tout, les routes sont tellement défoncées que suspension ou pas,
on a droit au shake’n bake… an' a haft!
| Notre bus "nolisé" |
Le volant
est à gauche, comme chez nous. Ça fait changement de tous les autres pays
sud-asiatiques où nous avons vagabondé ces derniers temps. Mais attendez …
Quand on regarde dehors, on remarque que
la majorité autres véhicules ont le volant à droite… et roulent à droite… ça
c’est étrange! L’explication est simple : pour rompre tous les liens avec
l’héritage colonial britannique, les autorités ont décidé que tout le monde
allait rouler à droite. On imagine bien le général en chef de l’armée décréter
haut et fort :
« Les
gars, on oublie la gauche, c’est fini ce temps là!!! »
Et les gars
de l’armée de répondre :
« Euh…
ok mon général, mais on fait quoi avec nos voitures qui ont le volant à droite??? »
« ... ... Bin,
on continue de rouler avec!!! »
Bravo mon
général! Maintenant, il ne faut juste pas se tromper de côté les amis!!!
Dans le
bus, nous avons fait la connaissance de Julie, une québécoise fraîchement
débarquée de Laval qui débute un périple de 8 mois en Asie. Nous passerons pas
mal de temps avec elle. Le cercle des voyageurs étrangers au Myanmar est un
petit monde et nos routes finissent toujours pas se croiser! Notre Julie, elle
est vraiment sympa et c’est sa première fois en Asie, alors ses découvertes
sont très rafraîchissantes pour nous!
| Notre amie Julie, de Laval. |
Nous
voulions du dépaysement, nous sommes servis à Yangon! La seule balade en bus nous
l’a prouvé, et notre exploration des rues nous l’aura confirmé!!! Les longyi
sont une chose. Le désordre en est une autre. Dans les rues, des taxis
rafistolés qui perdent des fois des morceaux, des bus et des pick-up bondés
jusque sur le toit et les côtés, les vélos et les trishaw côtoient étroitement
tout ce beau monde en évitant du mieux possible les trous, les chiens, et les flaques
rouge. Les trishaw, ici, sont de vieux
vélos rafistolés à maintes reprises (comme tous les véhicules qui sillonnent
les routes de ce pays) avec un siège passager posé en « side car » à
droite du vélo où 2 personnes peuvent prendre place dos à dos. Les hommes qui
pédalent ces engins sont souvent cachectiques, mais ont les jambes minces et
musclés. Ils travaillent forts en transportant des gens de tout âges, des
marchandises en tout genre, et parfois des touristes, mais ce n’est pas la
norme : ici, l’homme blanc est vraiment une mini minorité. Il faut les
voir rouler sur ces routes défoncées où les autres véhicules mettent leur vie
en péril à chaque coup de pédale… Ils
sont bien braves ces gens!
| Conducteur de trishaw et sa passagère |
| Une rue de Yangon |
| Beaucoup de vélo dans les rues de Yangon |
| Resto dans le Aung San Market |
Un autre
indice qui nous confirme que nous sommes au Myanmar : tous les spots rouge
vif sur le sol, et ces hommes qui mâchonnent et crachent par terre en marchant,
en conduisant, et même en pissant. Non, ce n’est pas du sang, mais c’est
dégueux quand même, c’est le bétel. Définition selon le Lonely Planet :
« Bétel-
noix d’arec au pouvoir légèrement enivrant, mâché dans toute l’Asie »
Bon, après presque
4 mois en Asie, on peut vous dire que c’est la première fois qu’on en voit, et
c’est impossible de les manquer les machouilleux de bétel! Ils ont une
dentition horrible, du jus rouge au coin de la bouche et il passe leur temps à
cracher. Le but du jeu : éviter de marcher dedans! Surtout quand vous êtes
nu-pied dans les pagodes! Parce que s’il y a tout un décorum à respecter quand
on va à la pagode, cela exclu de mâcher et de cracher du bétel!
| Plusieurs crachats de bétel sur cette rue... mais on ne les voit pas sur cette photo! On voulait juste mettre cette photo quelque part dans l'article! |
Continuons dans les plantes… Ici, les femmes et les enfants portent sur le visage ce qui ressemble à de la craie jaunâtre : c’est le thanaka. Encore une fois selon le Lonely Planet :
« Thanaka :
pâte jaune tirée de l’écorce d’un arbre similaire au santal, que les femmes
appliquent sur leur visage pour entretenir la peau, la protéger du soleil et se
maquiller »
Elles sont
bien gracieuses et coquettes ces femmes avec leur longue chevelure noire
tressée dans le dos. Et que dire de la bouille des enfants, tout badigeonnés de
thanaka ! Ils sont vraiment mignons! Nous
sommes dans un autre monde, et on trippe à fond!
| Gamine avec la thanaka sur le visage |
Quel
bonheur d’être au Myanmar!
Très intéressant ce pays. Beaucoup à découvrir. Merci Karyne pour les définitions, explications et superbes photos des gens dans leur quotidien.
RépondreSupprimerLOL pour le Shake and Bake...and a half!
Je nous vois mal Dan et Moi dos à dos à faire mourir le pauvre yable qui essaierait de nous transporter LES DEUX EN MÊME TEMPS. Même un seul de nous serait trop. Ouf!
Va-t-on voir Tchoubi en jupe traditionnelle? Avec sa camisole seven eleven? Class!
Hélène
hahahaha! Comment t'as fait pour savoir qu'il avait mis sa camisole 7/11 avec son longyi??? Oui, je vais la mettre!!! A suivre!!!
RépondreSupprimerFaut croire que je connais le Tchoub comme si c'est moi qui l'avais tricoté!!
RépondreSupprimerH.
Une culture tout à fait différente de celle de notre pays mais combien intéressante à voir merci encore et je suis contente de rencontrer Julie, mamie
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