j'ai mentionné qu'au programme de notre journée touristique nous allions visiter une plantation de café et des rizières en terrasse, et je vais vous en parler!
Notre chauffeur nous a amené dans une plantation "bio" sur la route qui mène à Ubud. Une partie du site a été aménagé pour les touristes: on se balade dans un sentier entre caféiers, cacaotiers, orangers, et citronniers. Il s'agit évidement d'une toute petite partie de la plantation, mais c'est sympa de voir à l'état de fruit du cacao!!! On a plutôt l'habitude de le voir en barre de chocolat, ou en croissant au chocolat cailler ;-) !!!
Une des spécialités indonésiennes est son café!
Nous avons tous bu ou du moins vu du café venant de Java, par exemple. Le café indonésien fait fureur dans le monde depuis sa colonisation par les Hollandais. Ces derniers avaient bien compris l'importance du profit qu'ils pouvaient faire grâce à ces petites baies poussant partout dans ce pays.
| Voici les grains de café, encore jeune, non mûr, sur leur branche. Quand ils sont mûrs, ils deviennent rouge. |
Pour bien faire leur profit, les Hollandais de l'époque avaient interdit à la population locale de cueillir les fruits du café pour leur usage personnel, s'assurant ainsi un monopole sur la vente du café. Mais les Indonésiens avaient plus d'un tour dans leur sac: ils savaient observer la nature!
Ils avaient remarqué qu'un petit animal appelé Luwak, une civette
asiatique (ça ressemble à un furet) adorait se nourrir du fruit du
caféier.
| Une petite Luwak en cage sert de "démonstrateur" dans la plantation. Le jour, elle fait dodo, et c'est la nuit qu'elle va en quête de nourriture. |
| Excrément de la Luwak |
Ils avaient aussi remarqué que cette petite bête avait une drôle de manière de digérer les grains de café. En fait, elle ne les digérait tout simplement pas! Elle digérait la pulpe du fruit, mais le noyau, c'est-à-dire le grain de café, lui, ressortait intact dans les selles du petit animal. Ils ont donc commencé à récolter les excrétions du petit animal, extirpant les grains de café, et après les avoir nettoyés, grillés et moulus, ils ont produit ce qui deviendrait le café le plus cher du monde : le Kopi Luwak.
Les particularités de ce café sont sa manière de production et son goût. L'action des sucs gastriques de l'estomac de la civette sur l'arôme de ce café n'a pas son pareil: elle crée une absence d'amertume tout en conservant un goût fruité.
Aujourd'hui, ce café est toujours produit sur les îles indonésiennes: les excrétions des civettes sont récoltés, les grains de café sont extraits, soigneusement lavés , puis séchés au soleil, ils sont ensuite grillés juste ce qu'il faut pour que l'arôme unique du café soit atteint.
Aujourd'hui, ce café est toujours produit sur les îles indonésiennes: les excrétions des civettes sont récoltés, les grains de café sont extraits, soigneusement lavés , puis séchés au soleil, ils sont ensuite grillés juste ce qu'il faut pour que l'arôme unique du café soit atteint.
| La couleur des grains de café Luwak diffère de cette des autres cafés: ils sont grisâtres. |
Vous comprendrez que produire ce café coûte une petite fortune: ça en prend beaucoup des grottes de civettes! Sans oublier les coûts reliés à l'élevage de ces petites bêtes, et que tout est fait à la main: recueillir, laver, et grillée les grains sont un processus long qui nécessite beaucoup d'attention. Aucune automatisation: tout est fait par l'humain (et la civette!). La faible production et le goût unique de ce café lui donne donc beaucoup de valeur! Le prix sur le marché mondial varie beaucoup en fonction de la production et de la qualité. Un kilo de café Luwak peut se vendre jusqu'à 1 000 $ US! Certains restaurateurs occidentaux vendent une tasse de ce café ... 50$!!!
La visite de la plantation était gratuite. Nous avions même droit à une dégustation de 8 sortes de café, chocolat chaud et thé produit ici. Vous vous doutez bien que le café Luwak, lui, n'était pas gratuit! Mais nous étions dans cet endroit pour le savourer, alors nous avons osé la dépense: 50 000 Rp (5 CHF)! Et nous n'avons pas regretté: ces petites civettes font du vraiment bon café!
(à savoir qu'une tasse de café local, lorsqu'elle n'est pas gratuite à l'hôtel, coûte entre 2 000 et 5 000 Rp, et que dans les resto balinais, genre à Ubud, il se vend 90 000Rp)
(à savoir qu'une tasse de café local, lorsqu'elle n'est pas gratuite à l'hôtel, coûte entre 2 000 et 5 000 Rp, et que dans les resto balinais, genre à Ubud, il se vend 90 000Rp)
| Notre dégustation: thé au gingembre, thé à la citronnelle, café ginseng, café gingembre, Bali Kopi, café vanille, café au chocolat, et chocolat chaud. Sympathique dégustation!!! |
| Et la fameuse tasse de Kopi Luwak: savoureux! Et non, ça ne goûte pas la grotte de Luwak! |
| Ginseng, gingembre et galagan poussent aussi dans la plantation |
Nous avons terminé notre grosse journée de touristes en faisant un petit arrêt dans les rizières en terrasse de Tegalalang. Bon: elles sont jolies, mais ce ne sont pas les plus belles terrasses que nous ayons vu. Sur Bali, il y a mieux, et si vous avez visité le Vietnam, ça n'a rien à voir avec les rizières du Nord comme à Sapa, et c'est un point de vue fait pour les touristes. Néanmoins, c'était joli et nous avons fait quelques photos pour terminer en beauté cette journée.
OMG moi qui n'aime pas le café... Ouf! Des crottes de civette. Eurk! S'cusez si je fais Duchesse, mais j'aime mieux manger de la pieuvre croate!
RépondreSupprimerNéanmoins, cet article est fascinant! C'est bien de voir que les colons ne sont pas aussi colons qu'on peut croire. Braves gens de Bali, la Duchesse vous le concède: vous avez vu juste avec les civettes! 50$ la tasse...
Duchesse Gorley vous salue!