samedi 21 janvier 2012

Sous le pont de la rivière Kwai

Entre 2 séjours à Bangkok, nous avons fait un petit saut dans la région de Kanchanaburi et
comme ça nous a fait du bien! 

Rivière Kwai

Sortir de l'agitation de Bangkok nous a fait un bien fou, et nous nous étions trouvé un petit hôtel avec piscine sur le bord de la rivière Kwai, juste parfait pour nous (le Pong Phen Guesthouse pour les intéressés). Julie nous a accompagné, vite blasée qu'elle était du trop de monde de la capitale! Il faut dire que Bangkok contraste énormément avec le Myanmar! Le choc est un peu inévitable, même si nous, on aime bien Bangkok! 

Nous voilà donc à Kanchanaburi, à 2h de route de la capitale. Le soir, cette petite ville peut être grouillante d'activité sur sa rue principale, mais il s'agit de prendre les petites ruelles et tout devient calme et serein! Le jour, il suffit d'enfourcher des vélos et de sortir de la ville, et là, nous sommes plongés dans un autre monde! Nous ne sommes pas très loin de la frontière birmane, et on le sens par les paysages qui nous entourent!

Rizière sèche et montagnes

Mais commençons par le commencement... 

L'attrait touristique numéro 1 de Kanchanaburi, vous le connaissez peut-être:
le pont de la rivière Kwai.

Oui, le fameux pont (que Karyne ne connaissait pas, ni Julie!). Ce pont a été rendu célèbre grâce à 2 personnes: Pierre Boulle, l'auteur du livre " Le pont de la rivière Kwai ", et David Lean, le réalisateur qui l'a porté à l'écran en 1957. Nous vous laisserons regarder ou lire cette intrigue basée sur des faits véridiques dont en voici le résumé.

Prisonniers construisant le "chemin de fer de la mort"
Nous sommes en pleine 2e Guerre Mondiale. Nous, nous connaissons ce qui s'est passé en Europe, mais le conflit était mondial et se déroulait également en Asie. Ici, les Japonnais en profitaient pour  agrandir leur empire et s'emparer de l'Asie du Sud-Est: oui, les Japonnais occupaient la Thaïlande ainsi que le Myanmar (la Birmanie à l'époque). Pour faciliter l'acheminement des vivres et armements, ils ont entrepris la construction du "chemin de fer de la mort" (Death Railway) : 415 km de chemin de fer à travers la Thaïlande jusqu'en Birmanie. Pour la construction, ils employèrent des prisonniers de guerre, environ 61 700 occidentaux (Britanniques - 30 000, Hollandais - 18 000, Australiens - 13 000, et Américains - 700), ainsi que 100 000 asiatiques. La région, à l'époque, était envahit par la forêt, la végétation et les marécages, donc un lieu propice à la prolifération de la malaria qui tua une grande partie des prisonniers. Cela, ajouter aux travaux forcés, à la malnutrition et aux conditions de détention horribles... ça ne vous rappelle pas quelque chose? Rien à envier aux camps de concentration nazis.



Les Japonnais ont profité de la WWII pour agrandir leur empire
Pour en revenir au pont, il faut savoir qu'un pont en bois existait déjà, construit en hâte par les Japonnais. Mais le but était d'en construire un plus solide, en fer, tâche donné aux prisonniers du camp de Kanchanaburi. L'événement tragique eu lieu en 1944, lorsque les Alliés envoyèrent des avions pour détruire le pont. Les Japonnais sachant la défaite proche et voulant faire le maximum de dégât envoyèrent des centaines de prisonniers sur le pont à l'approche des forces alliées. Ces derniers eurent beau faire de grands signes et crier à pleins poumons, les Alliés avaient pour mission de bombarder coûte que coûte. On dit que la rivière Kwai devint rouge du sang des prisonniers, que les corps mutilés flottaient un peu partout, et que l'eau fût non potable pendant plusieurs jours...

Aujourd'hui, le pont a été reconstruit et sert toujours au passage des trains. S'il est célèbre surtout à cause d'un film, il n'en reste pas moins qu'il s'agit en quelque sorte d'un mémorial de la Seconde Guerre Mondiale, et nous sommes allés y faire un tour...

On peut circuler sur le pont en train pour touristes, mais il y a aussi de vrais trains qui passent sur ce pont!
En bon touristes que nous sommes, nous avons marché sur le pont

Les Tchoubis et la Julie,  avec le pont de la rivière Kwai (merci grand bras canadien!)
Bon, après avoir visité le musée dédié à la construction du chemin de fer, et foulé le pont, nous nous sommes retrouvés à jouer au badminton avec 3 gamines thaï qui trouvaient JP très drôle! On ne sait pas trop comment nous nous sommes retrouvés SOUS le pont à suer notre vie en courant après un "moineau", mais c'est sans aucun doute l'un des moments forts de rencontre avec le fameux pont de la rivière Kwai!

JP en plein action!

Les 3 gamines sportives qui ne parlaient pas un mot anglais, mais dont le rire et le sourire étaient très communicatifs!
Après avoir sué notre vie avec les gamines, nous nous sommes remis en selle pour poursuivre notre découverte des environs. Rouler sur les chemins nous a un peu replonger au Myanmar, et les Thaï croisés sur la route se marraient de nous voir à vélo et nous saluaient chaleureusement! Nous avons poursuivit notre visite des lieux dédiés à la mémoire de la WWII: 2 cimetières dont l'un est particulièrement touchant. Le Chungkai War Cimetery contient les sépultures des soldats alliés tombés au combat et enterrés en sol étranger. Marcher parmi les tombes étaient plutôt émouvant. Il y a un truc dans ce cimetière, surtout lorsqu'une rangée complète contient l'inscription:
"A soldier of the 1939-1945 War - Known unto God"
On ne peut qu'être ému.



Sur une note plus joyeuse, nous avons poursuivi notre route pour atteindre le temple - grotte Koapoon composées de 9 salles différentes.

Gardien de la grotte

Nous nous sommes baladés à travers les stalactites, les stalagmites et les bouddhas bien sûr puisqu'il s'agit d'une grotte-temple,le tout avec une forte odeur de guano et d'humidité dans le nez! Oui, qui dit grotte dit chauves-souris! Mais ne le dite pas à Julie, elle ne les a pas vus!

La Tchoubie était assez fière d'elle-même, parce que par moment, les couloirs étaient un peu étroits! Mais comme nous étions les seuls dans la grotte, ça allait!


Nous avons aussi croisé quelques bouddhas dans différentes positions, ainsi que des autels et d'autres dieux bien colorés.

Bouddha couché
Divinités hindous...
Autel chargé de mini-statuettes




En sortant de la grotte, nous avons cligné des yeux un instant désorientés que nous étions: serait-ce la forêt québécoise à l'automne en plein mois de janvier? Mais non, nous étions toujours en Thaïlande, à la campagne, dans un boisé, à fouler un sol jonché de feuilles mortes! L'imitation était surprenante!

Nous avons passé une superbe journée d'exploration à vélo.
C'est confirmé!
10/4

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