Katmandou…
La
mystique, la libertine, la permissive…
| Déco de notre sdb! |
Difficile à
croire qu’ici, il y a à peine 30 ans, c’était un petit village-royaume. Une
explosion touristique et démographique s’est produite dans ce paradis des
hippies. Ceux que nous croisons qui ont vécu (ou survécu) à cette époque nous
décrivent avec un peu de tristesse nostalgique que tout a bien changé depuis...
Si l’odeur du hash est bien présente et que la substance est consommée avec tolérance un peu
partout, cette époque est bien révolue! Mais lorsque nous marchons dans des
rues comme Paknajol, nous sommes tout de suite charmés par la ville et cette
dernière nous rappelle qu’elle a grossi trop vite et que le monde rural est
toujours dominant dans le pays.
| Le Yellow House |
C’est
enrhumés et beaucoup plus fatigués que nous le croyions que nous sommes arrivés
au Yellow House de Katmandou. Cette adresse nous avait été recommandée par
Émilie et Charles, rencontrés au Cambodge. Le jardin tant vanté par Charles
était ce qui nous avait poussés à venir ici, mais à notre arrivée, le
guesthouse est en travaux et il n’y a plus de jardin! Le patron suisse-romand
très sympathique, s’est fait retirer son jardin (il n’en était pas propriétaire,
et l’homme a décidé de le reprendre). Bon, c’est pas si grave, parce qu’après
tout, on se les gèle ici! Il fait 5°C la nuit, et avec le rhume ramené en
souvenir de notre soirée sur le Gange, c’est sous la couette que nous avons
envie d’être!
| La vue depuis le toit de notre guesthouse |
| Sly, the one and only! |
Il faut
dire que quelque chose d’encore plus sympa qu’un jardin nous attendait au
Yellow House : notre ami Sylvain, un Queb rencontré à Bangkok et revu aux
Perhentians nous y rejoint pour 2 semaines de délire!!! Nous sommes tous les 3
en piteux état cela dit : Sly du à ces 3 premiers mois de boulot à Dubaï,
et les Tchoubis ont le contrecoup de 20 jours intenses passés sur les routes de
l’Inde. Nous serons donc bien tranquilles
pour nos 3 premiers jours en sol népalais et la Tchoubie aura droit à « un beau cass’ » : une magnifique
tuque en poil de yak (elle est tellement belle!) !!!
Et du sirop pour la toux!
Et du sirop pour la toux!
Nous sommes heureux de nous retrouver dans un guesthouse et on s'y est tout de suite sentis chez-nous au Yellow House! Nous avons eu de jolis hôtels en Inde, bien décorés et tout, mais le charme, l'accueil et l'ambiance d'un guesthouse sont tellement plus sympas! Et ce n'est pas dans un grand hôtel de luxe que nous aurions fait la connaissance du « vieux-hippie-qui-passe-ses-journées-à-fumer-du-hash-avec-classe »
(il a un genre de filtre-porte-cigarettes), ni du « gars-qui-rit-tout-le-temps-qui-est-toujours-au-téléphone-et-qui-habite-dans-une-autre-guesthouse-mais-qui-est-toujours-ici »,
sans oublier ceux que nous nommons affectueusement les
« eux-ils-ont-compris-quelque-chose » qui leur tournent autour
car ils ont de bonnes plugs pour trouver du bon hash. Ces
gens semblent tout droit sortis
d’une autre époque, ou vouloir fuir l’époque actuelle, mais ils sont
très
sympas, relax et zen. Et ils sont comme un peu rassurant pour nous qui
n'avons pas de chez-nous: ils sont toujours là! C'est une forme de
stabilité dans notre tourbillon de vie actuel. Nous reviendrons 3 fois
au Yellow House, et ils seront toujours là!
Pendant ces
3 premiers jours à Katmandou, nous ferons un petit tour dans Durbar Square et goûterons nos premiers Momo : les Momo , sont un plat typique du coin. En fait, pour être exacte, les
Momo sont un plat traditionnel tibétain. Ce sont des raviolis farcis aux
légumes, ou au poulet, ou à la viande de yak, ou de buff (du buffle, la vache est sacrée au Népal aussi, alors on ne la
tue pas et on ne la mange pas!), et ils sont soient cuits à la vapeur ou frits.
Au Népal, il y a même un festival du Momo, et on lui invente toutes sortes de
saveurs! Il y en a même aux pommes ou au chocolat, pour dessert!
« C’est
bon les Momo »
(à dire en chantant, vous demanderez à JP).
(à dire en chantant, vous demanderez à JP).
Nous sommes
tout de suite tombés amoureux des Momo!
Les
veg momo steam et les buff momo fried
sont les meilleurs!!! Nous vous montrerons plus tard où on trouve les
meilleurs Momo du Népal!!! Pour l’instant, c’est sur une terrasse de Durbar
Square à Katmandou que nous dégustons nos premiers Momo, avec une jolie vue sur la
place grouillante d’activités!
![]() |
| Nos premiers veg Momo... avouez que c'est trop jolis des Momo!!! |
![]() |
| Durbar Square de Katmandou |
| Freak Street |
Après les
Momo, nous avons visité l’Ancien Palais Royal et son musée que nous avons bien
apprécié. Nous comprenons maintenant l’engouement de notre ami Emil pour les
statues : on en veut une!!!
Hahaha! Mais on a pas de place, alors on
oublie ça!
Nous sommes
ensuite entrés dans une petite cour intérieure qui nous semblait bien banale,
mis à part la beauté du bâtiment qui l’entourait et les magnifiques ciselures
des cadres de portes/fenêtres/balcons pour nous rendre compte que la cour était
pleine de monde et que tout le monde regardait vers le haut, dans la même
direction. Bon… même si nous étions tous les 3 crevés, nous avons décidé d’attendre
un peu, et avons lancé le JPS dans le Routard pour qu’il essaie de figurer où
nous étions, et qu’est-ce que tout le monde pouvait bien attendre comme ça.
Et
bien voilà l’histoire :
Nous étions
dans le Kumari Bahal, Kumari signifiant « déesse vivante »
et Bahal « demeure ». Nous
sommes donc dans la demeure d’une déesse vivante???
| Kumari Bahal, vue de l'extérieur |
Et bien croyez-le ou non,
mais oui! Et plus que ça : nous avons même eu la chance de la voir la
déesse, avec nos yeux!!! Oui oui!!! À quoi elle ressemble la kumari de Katmandou?
| La Kumari Devi de Katmandou (photo d'une photo) |
À une fillette de 7
ans, full maquillée et au regard triste…
La jeune fille est choisi vers l’âge de 4 ans, selon une série de 32 critères
très très précis (dont l’horoscope, la forme des dents, la couleur des yeux, la
caste de naissance…), passe un test censé traumatiser un enfant de 4 ans (genre
voir 108 têtes de buffles sanguinolentes et des hommes déguisés en monstres) et
doit reconnaître des objets ayant appartenus à l’ancienne kumari. L’heureuse élue est donc l’incarnation vivante d’une déesse
et vient vivre dans ce palais avec sa famille où sa vie ne ressemblera
aucunement à celle d’une enfant parce que ces pouvoirs de déesse
disparaissent si elle perd du sang... Alors pas de jeux pour la petite kumari et pas de sortie dans la cour, et
pas d’école avec les amis! Et le jour où elle commence ses règles, ont lui
donne des cadeaux d’adieu et elle repart avec sa famille dans son ancienne
maison pour reprendre une vie normale ou presque!
Il est rare de pouvoir apercevoir la kumari car elle ne sort jamais, sauf à l’occasion de certaines fêtes traditionnelles très importantes. Mais il arrive que des groupes de riches touristes paient un backshish pour pouvoir la voir…
Et qui se trouvaient dans le Kumari Bahal en même temps que nous à ce moment là???
Oui, des riches touristes qui avaient payé le backshish et qui attendaient pour voir la Kumari!
Personne ne nous a mis dehors, alors nous avons attendu! Là, les gars de la sécurité s’assurent que tous les appareils photos, vidéo, portables ou autres soient rangés : il est strictement interdit de photographier la kumari (on pense que c’est une histoire d’exclusivité de cartes postales…). Et puis nous l’avons vu! Pendant un gros 5 secondes, elle a posé son regard de déesse sur la foule et nous avons été bénis par la kumari! Qui eut pensé qu’on verrait un jour une vraie déesse! Intéressant comme expérience, cela dit!
Il est rare de pouvoir apercevoir la kumari car elle ne sort jamais, sauf à l’occasion de certaines fêtes traditionnelles très importantes. Mais il arrive que des groupes de riches touristes paient un backshish pour pouvoir la voir…
Et qui se trouvaient dans le Kumari Bahal en même temps que nous à ce moment là???
Oui, des riches touristes qui avaient payé le backshish et qui attendaient pour voir la Kumari!
Personne ne nous a mis dehors, alors nous avons attendu! Là, les gars de la sécurité s’assurent que tous les appareils photos, vidéo, portables ou autres soient rangés : il est strictement interdit de photographier la kumari (on pense que c’est une histoire d’exclusivité de cartes postales…). Et puis nous l’avons vu! Pendant un gros 5 secondes, elle a posé son regard de déesse sur la foule et nous avons été bénis par la kumari! Qui eut pensé qu’on verrait un jour une vraie déesse! Intéressant comme expérience, cela dit!
Notre
séjour au Népal se passe sous de bons augures, ça promet!
| Coucher de soleil sur le Monkey Temple, vu depuis notre guesthouse |


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