lundi 30 avril 2012

" Going to Lombok... We are going to Lombok..." (sur l'air de Guantanamera)

Nous avons fait la connaissance de Julie lors de notre séjour au Myanmar. Le jour de notre départ de ce pays magnifique qui nous a beaucoup marqué tous les 3, nous nous sommes retrouvés dans le bus du Motherland 2, à destination de l'aéroport, en compagnie de 4 Canadiens sympas, munis d'une guitare, qui avaient chanter tout le long du trajet. Entre autre, il avait repris l'air de Guantanamera, et modifié les paroles. À l'époque, ça allait plutôt comme suit:

"Going to Bangkok... We are going to Bankok... Gooooing to Bangkoooooook..."

Pour une raison inconnue, nous avions tous les 3 cet air en tête le matin de notre départ de Padang Bai, mais version Lombok:

"Going to Lombok... We are going to Lombok... Gooooing to Lombooooook..."

Nous étions un peu fébriles et avions hâte d'arriver sur Lombok. Malgré les nombreuses propositions pour les fastboat, nous avons opté pour le "ferry". Pour ceux que ça intéressent, le ferry coûte 32 000 Rp (3,20 $) et met 5h, alors qu'un fastboat en coûte 300 000 Rp (30$) et met 1h30. Quand on voyage à petit budget et qu'on a le temps, le ferry est la solution! Et selon nous, c'est beaucoup plus confortable puisqu'on peut circuler librement et, encore une fois, c'est tellement plus sympa!

 Le trajet s'est vraiment bien déroulé. Sur ces gros ferry, on ne sens pas le roulis des vagues. Nous avons touché terre dans le port de Lembar, sur Lombok, et là, nous avons vite déchanté... La plupart des touristes ou voyageurs ayant pris le ferry avec nous avaient opté pour un billet combiné les menant directement sur une des îles des Gilis, avec le transfert en bus et en bateau. Nous, nous voulions allé dans la ville de Sengigi, question de faire un peu de plage, mais surtout de louer des motos et parcourir les routes entre mer et rizières. Le plan était bon, mais les moyens d'atteindre Sengigi par nous-même un peu moins... Marchandez le prix d'un taxi s'est avéré vraiment difficile et désagréable. Nos options étaient limitées et le chauffeur arrogant. Nous avons fini par convenir d'un prix, mais sachant très bien qu'on se faisait royalement avoir. 

Oui, ça commençait mal notre séjour sur Lombok!
Par contre, le trajet jusqu'à Sengigi était magnifique! Lombok, c'est vert d'un côté et bleu de l'autre!

Nous n'étions pas au bout de nos frustrations, malheureusement! Nous ne savions pas que Sengigi était une destination balnéaire et s'était développée dans ce sens depuis 2009 (date de publication notre LP), et nous sommes arrivés dans la ville la plus frustrante, la plus agressante, la plus harassante,  la plus désagréable de notre séjour en Indonésie (jusqu'à maintenant). 

Ici, à chaque 2 pas, se trouve un agence, un resto, ou un magasin, et à chaque 2 pas, on t'aborde de la même manière, en te posant les mêmes questions, en ne te lâchant pas, en ayant toujours quelque chose de plus à te proposer quand tu dis non, et quand tu essaies de les ignorer, ils te crient après jusqu'à ce que tu te retournes, et ça, c'est quand ils ne te crient après depuis l'autre côté de la rue! 

Nous avons donc fait une liste des choses les plus entendues à Sengigi, question de s'en souvenir toute notre vie:

" YESSSS! "
"Tourist information ???"
"Transport, transport ???"
" Motobike motobike???"
" Trrrrekking, Trrrrekking???"
"Neckelasssse" 
"Brrracelets?!?"
"Boat to Gilis ???"   
"Where are you going ???"
"Where are you from ??? "
" Looking ! Looking!!!"
"Maybe tomorrow???"

Toutes ces questions, l'une après l'autre, à chaque 2 pas, tout le long de la route... Vraiment, l'autre endroit où avions ressenti une telle frustration, c'était à Louxor, en Égypte! Le mot est OVERWHELMING puissance 10! 

Sonya Homestay
 On ne se sentait pas bien dans cette ville, au point qu'on ne se souvenait même plus pourquoi nous avions décidé d'y venir! En plus, JP et moi avions opté pour une nuit au Sonya Homestay, qui se voulait l'hébergement le moins cher de la ville... Depuis le passage du LP de 2009, l'endroit a commencé à se délabrer et les propriétaire ne semblent pas fort sur le balai et les rénovations. En plus, je me suis éveillée en pleine nuit parce que quelque chose de lourd courrait dans notre plafond ... 
un rat???

Mais heureusement, Julie a déniché le HomeStay parfait, et nous avons pu finalement reprendre nos esprits dans un environnement sympa et chaleureux, le lendemain. Les patrons du Sinta 2 sont les personnes les plus adorables de Sengigi, et même s'ils ont une agence touristique familiale, jamais ils ne nous ont achalé avec quoi que ce soit! Ils nous ont même fait la chambre au même prix que le Sonya Homestay, mais avec 3x la grandeur, la propreté en plus, la gentillesse et un délicieux petit-déj inclus! 

Notre grande chambre du Sinta 2 (80 000 Rp), peti-déj inclus
La vue devant le balcon de notre Homestay (Sinta 2)


Nous nous sommes aventurés sur la jolie plage près de notre chambre: sable doux, mer bleue. Rien d'extraordinaire, mais sympa. Par contre, même sur la plage, on se fait achaler pour tout et rien.


Plage du Sheraton Sengigi
 Vu la présence policière, nous n'avons pas loué de moto! Sans le permis international de conduite, voir sans le permis Indonésien, les touristes sont sujets aux amendes ou doivent verser des pots de vin (parfois salés) au policiers. Et vu nos états d'âmes du moment sur cette ville, nous ne voulions pas en rajouter!

Julie et moi avons quand même bravé la horde de solliciteurs pour nous rendre au petit temple de Batu Bolong. Il s'agit d'un temple hindou situé sur une petite pointe rocheuse s'avançant dans la mer et constamment léché par les vagues. Le meilleur temps pour  aller est au coucher du soleil, et c'est ce que nous avons fait! Du coup, ce petit temple et ce moment se seront révélé le coup de cœur de Lombok.

Temple Batu Bolong, Sengigi

Baie où se trouve le temple Batu Bolong
Offrandes aux dieux

Les statues sont toujours vêtues d'une longi...

... et sont souvent abrités d'un parasol
Batu Bolong temple

Batu Bolong Temple
Nous n'avons pas encore percé le mystère de tous ces rituels et statues hindous. Parfois, ils sont comiques, parfois, ils font peur. Mais les temples hindous d'Indonésie sont toujours magnifiques

Offrandes

Offrandes

Le site où le temple a été édifié est vraiment magnifique

  Nous avons regardé le soleil décliner à l'horizon, et avons ressenti une genre de paix intérieure pour la première fois depuis notre arrivée à Sengigi. Ça nous a fait du bien de se trouver sur ce lieu sacré et paisible, en présence de seulement 4 ou 5 autres touristes comme nous, sans solliciteurs. 

En fait, je pense que nous n'avions pas du tout envie de quitter cet endroit, ce petit sanctuaire qui nous protégeait de l'agressivité de Sengigi. C'est  plus sereines que nous avons repris la route, et étrangement, nous ne nous sommes pas senties agressée sur le chemin du retour, même si un conducteur de calèche nous a suivi sur plusieurs mètres avant de comprendre qu'on allait pas monter dans sa carriole! 

Peut-être avons-nous compris des choses sur les rochers noirs du Pura Batu Bolong
...


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