mercredi 30 mai 2012

(petite) Dithyrambe à la Touzin!

À Tirta Gangga, nous avons du dire aurevoir à notre amie Julie. La vie de voyageur n'est pas toujours facile: on rencontre des gens sympas, on fait un bout de chemin ensembles, puis on doit se quitter mais c'est toujours pour d'autres aventures, alors c'est pas si triste!

Julie, nous l'avions rencontrée pour la première fois au Myanmar, à l'aéroport de Yangon. Elle était fraîchement arrivée du Québec, avec son énorme sac à dos et sa housse imperméable qui a traduit ses origines probables:
la Cordée
Nous nous doutions bien que nous avions devant les yeux une Queb voyageuse!
C'était le 1er décembre 2011.

La Touzin, telle que nous l'avons connue, à Yangon: fringante, fascinée par tout, avec son LP South-East Asia flambant neuf (disons qu'il est rendu un peu magané maintenant...)
On se souvient de ses yeux pétillants devant tout ce que le Myanmar avait à offrir et elle avait raison: quel beau pays pour commencer un séjour en Asie du Sud-Est!

Par la suite, nos chemins n'ont cessé de se croiser, et c'était toujours avec grand plaisir!
Ailleurs au Myanmar... 

Avec cette chère Madeleine, et un couple de français vraiment sympa, au resto "The Moon: Be kind to animal"
On se donnait RDV le soir, pour souper. Julie avait toujours de jolies aventures à nous raconter: c'est qu'il lui en arrive des choses à la Touzin, vous avez pas idée!!

À Mandalay
Puis c'était écrit dans le ciel, nous avons fêté Nouvel An en sa compagnie. Cela, c'était à Bangkok, et dieu sait qu'on s'en souviendra longtemps!

Bangkok, 1 janvier 2012
Sans oublier notre super séjour à Kanchanabury, avec notre cher Emil, nos vélos, le pont de la rivière Kwai et Tarzoune!

Avec Emil, aux Erawan Waterfalls
Ensuite, nos chemins se sont séparés, dans une séquence émotionnelle, sur Rambuttri. Mais nous nous doutions bien que ce n'était pas dernière fois que nous allions nous voir... 

Julie a accepté notre invitation, et c'est à Sanur, en Indonésie que nous nous sommes donnés RDV pour une conquête des îles indonésiennes! Gros changements de plans pour la Touzin, ce qui explique peut-être son karma désorganisé... (La Tchoubie était bien placée pour comprendre ses petits déboires: c'était son équivalent malais!)

Mais nous aurons passé de super moments, inoubliables, pendant plus d'un mois, à scoot, à snorkeler, à se faire harceler, à se faire bronzer, à pleurer des fois, mais surtout, à rire plus que de raison!

À la chasse aux dragons, sur Komodo Islande


Merci Julie d'être venue nous rejoindre, pour ces derniers moments de notre cavale autour du monde! C'était pur plaisir que de croiser ta route, et on se dit à bientôt, au Québ, avec des tas de nouvelles aventures à se raconter!

Ciao Bella!
Soit prudente, parle juste aux étrangers gentils, et surtout, ne pointe pas du doigt au Vietnam ;-)
Enjoy toutes ces belles aventures qui continuent!
Et reviens-nous en un seul morceau Miss Juju-Dora-Touzin-Charly-Balloune!

Nusa Penida, en face d'un délicieux Nasi Campur

PS:
(Merci Fred, notre prof préféré, pour ce mot magnifique! Je désespérais de pouvoir l'employer!!!)

mardi 29 mai 2012

Tirta Gangga, son calme et ses rizières

Après s'être fait plaisir à Ubud, un soir, avec un super-souper-balcon composé de fromages, salami, baguettes de pain et vin blanc balinais (vous auriez dû nous voir Julie et moi à l'épicerie, complètement désorganisées, notre mémoire culinaire occidentale étant surstimulée...), nous avons quitté Ubud à destination de la campagne balinaise, un petit village du nom de Tirta Gangga

Tirta Gangga est bien connu des touristes pour sa principale attraction:
le Taman Tirta Gangga, le "water palace" du Raja (roi) de Karangsem.

Jardin d'eau avec gros poissons devant notre chambre
Bon, avant d'entrée dans les détails, sachez que la plupart des touristes viennent ici en escapade d'une journée, pour visiter les jardins, et repartent après 2 ou 3 heures. Nous, nous avons décidé d'y passer 2 nuits: après tout, on a l'temps!

Nous n'avons pas regretté notre choix, et avons trouvé un hôtel vraiment sympa offrant une vue magnifique sur les jardins, dans le calme ou presque: le Dhangin Taman Inn, pour les intéresser. Bon, c'était un retour à l'eau froide, mais ça va, il fait beau et chaud! Et sérieusement, il est tellement bien situé cet hôtel, et tellement bien décoré qu'on oublie ce petit détail. C'est surement le meilleur rapport qualité-prix du coin! JP n'est même pas allé visiter les jardins, considérant qu'il voyait déjà tout ce qu'il y avait à voir depuis notre chambre! Et il n'avait pas tort!

Vue sur le Taman Tirta Gangga depuis notre chambre, confortablement installé dans notre hamac

En plus, nous avions un super endroit pour suspendre nos brand new hamacs, et nous étions bercés toute la journée durant par les clapotis de la fontaine à 11 étages, fleuron des jardins.
Vraiment:
Que demander de mieux???

Tchoubi dans son hamac


Bon, maintenant, les détails: c'est quoi cette histoire de jardin-palais-d'eau-royal???

En 1948, le Raja de Karangsem (oui, il y a des rois sur Bali) a fait construire un palais aquatique à cet emplacement. Tirta Gangga signifie "eau du Gange", en référence au fleuve sacré indien et hindou.

À l'intérieur du jardin se trouvent des bassins, des fontaines, des statues, ainsi qu'un temple sacré, où les Balinais viennent se recueillir. Il y a aussi un bassin autorisé pour la baignade, et c'est lorsque tous les touristes sont partis qu'il s'anime des rires et des cris des Balinais qui y barbotent comme des poissons jusqu'à tard le soir!

Le palais original a été totalement détruit en 1963, lors de l'éruption du gunung Agung, le plus gros volcan de Bali.  Mais la beauté du lieu méritait qu'on le restaure...


Réveillée très tôt le matin par les enfants (la journée commence tôt dans la vie d'un balinais, surtout le dimanche), je me suis aventurée dans les jardins en douce, à 7h du matin. Mis à part les gamins qui pêchaient illégalement les carpes dans les bassins, il n'y avait personne. C'est l'avantage de dormir dans le coin! Même les vendeurs de kossins n'étaient pas encore à leur poste!

Le LP décrit les jardins du palais comme "une féérie aquatique". Il a pas tout à fait tort! En tout cas, comme dirait Julie, pour les photographes en herbe, c'est le paradis! Surtout quand il n'y a personne!





Les fleurs de nénuphars, c'est toujours beau! Le matin, elles sont toutes épanouies, et vers midi, elles se referment.
Dans ce jardin, on trouve de drôles de statues
On ne cesse de photographier cette fameuse fontaine à 11 étages et ses gardiens.

Petit chemin de pierre pour parcourir le bassin sans se tremper.

Seuls les gamins arpentent les jardins aussi tôt le matin.
Saraswati: déesse de la connaissance, de l'éloquence, de la sagesse et des arts.  Elle est aussi considérée comme la divinité des rivières, raison de plus de trouver une représentation d'elle dans un palais aquatique! Si elle est peu vénérée dans les temples indiens (sauf dans les écoles) à Bali, c'est tout le contraire: elle une des divinité les plus vénérées, surtout à Ubud, centre de la culture et des arts balinais!

Un des gardien du temple sacré

Offrandes sur un pied, et petit lézard de l'autre! Cela devrait attirer l'attention des dieux!

Il n'y a pas que les touristes étrangers qui visitent les jardins! Notez comme certains ont énormément de style, avec leur grosse lunette de soleil!

 Bon, je m'emporte dans les photos, désolée! Je ne vous dirai pas combien j'en ai pris en une matinée!
hahaha!

L'autre attrait du Taman Tirta Gangga est sa situation géographique:
il est entouré par de nombreuses rizières magnifiques, qu'on dit les plus jolies de Bali. Et même si celui-ci a causé sa perte en 1963, il reste qu'il est dans l'ombre du plus gros, et du plus important volcan de Bali: le Gunung Agung. Ce dernier, par contre, aime bien se voiler le sommet derrière les nuages! Nous l'aurons vaguement aperçu lors d'une balade dans les rizières, mais depuis notre arrivée en Indonésie, ce volcan, on le voit de partout, alors pas si grave s'il est gêné pour cette fois!







Nous avons bien apprécié notre séjour à Tirta Gangga. Y passer 2 nuits vaut  la peine,selon nous. Il y a même un sympathique Warung bon marché qui sert de succulents repas, et des dames se feront un plaisir de vous vendre des bananes ou des mangostines, mais à vous de marchander le prix!!!

Aussi, si vous avez de la chance, une cérémonie aura lieu, et on vous invitera à passer une soirée à boire de l'arak en regardant le cochon cuire sur sa broche! Mais ça, c'est une autre histoire! Julie pourra vous raconter la suite, qui a lieu à 6h le lendemain matin, quand le cochon est cuit!

dimanche 27 mai 2012

Luwak Kopi : qui veut du jus de crotte ?!?

Cacao sur sa branche!

Allons, je n'ai pas oublié:
j'ai mentionné qu'au programme de notre journée touristique nous allions visiter une plantation de café et des rizières en terrasse, et je vais vous en parler!


Notre chauffeur nous a amené dans une plantation "bio" sur la route qui mène à Ubud. Une partie du site a été aménagé pour les touristes: on se balade dans un sentier entre caféiers, cacaotiers, orangers, et citronniers. Il s'agit évidement d'une toute petite partie de la plantation, mais c'est sympa de voir à l'état de fruit du cacao!!! On a plutôt l'habitude de le voir en barre de chocolat, ou en croissant au chocolat cailler ;-) !!!


Une des spécialités indonésiennes est son café! 
Nous avons tous bu ou du moins vu du café venant de Java, par exemple. Le café indonésien fait fureur dans le monde depuis sa colonisation par les Hollandais. Ces derniers avaient bien compris l'importance du profit qu'ils pouvaient faire grâce à ces petites baies poussant partout dans ce pays. 

Voici les grains de café, encore jeune, non mûr, sur leur branche. Quand ils sont mûrs, ils deviennent rouge.

Pour bien faire leur profit, les Hollandais de l'époque avaient interdit à la population locale de cueillir les fruits du café pour leur usage personnel, s'assurant ainsi un monopole sur la vente du café. Mais les Indonésiens avaient plus d'un tour dans leur sac: ils savaient observer la nature!

Ils avaient remarqué qu'un petit animal appelé Luwak, une civette asiatique (ça ressemble à un furet) adorait se nourrir du fruit du caféier.

Une petite Luwak en cage sert de "démonstrateur" dans la plantation. Le jour, elle fait dodo, et c'est la nuit qu'elle va en quête de nourriture.


Excrément de la Luwak

 Ils avaient aussi remarqué que cette petite bête avait une drôle de manière de digérer les grains de café. En fait, elle ne les digérait tout simplement pas! Elle digérait la pulpe du fruit, mais le noyau, c'est-à-dire le grain de café, lui, ressortait intact dans les selles du petit animal. Ils ont donc commencé à récolter les excrétions du petit animal, extirpant les grains de café, et après les avoir nettoyés, grillés et moulus, ils ont produit ce qui deviendrait le café le plus cher du monde : le Kopi Luwak. 

Les particularités de ce café sont sa manière de production et son goût. L'action des sucs gastriques de l'estomac de la civette sur l'arôme de ce café n'a pas son pareil: elle crée une absence d'amertume tout en conservant un goût fruité.





 Aujourd'hui, ce café est toujours produit sur les îles indonésiennes: les excrétions des civettes sont récoltés, les grains de café sont extraits, soigneusement lavés , puis séchés au soleil, ils sont ensuite grillés juste ce qu'il faut pour que l'arôme unique du café soit atteint.


La couleur des grains de café Luwak diffère de cette des autres cafés: ils sont grisâtres.


Vous comprendrez que produire ce café coûte une petite fortune: ça en prend beaucoup des grottes de civettes! Sans oublier les coûts reliés à l'élevage de ces petites bêtes, et que tout est fait à la main:  recueillir, laver, et grillée les grains sont un processus long qui nécessite beaucoup d'attention. Aucune automatisation: tout est fait par l'humain (et la civette!). La faible production et le goût unique de ce café lui donne donc beaucoup de valeur! Le prix sur le marché mondial varie beaucoup en fonction de la production et de la qualité. Un kilo de café Luwak peut se vendre jusqu'à 1 000 $ US! Certains restaurateurs occidentaux vendent une tasse de ce café ... 50$!!!

La visite de la plantation était gratuite. Nous avions même droit à une dégustation de 8 sortes de café, chocolat chaud et thé produit ici. Vous vous doutez bien que le café Luwak, lui, n'était pas gratuit! Mais nous étions dans cet endroit pour le savourer, alors nous avons osé la dépense: 50 000 Rp (5 CHF)! Et nous n'avons pas regretté: ces petites civettes font du vraiment bon café!
(à savoir qu'une tasse de café local, lorsqu'elle n'est pas gratuite à l'hôtel, coûte entre 2 000 et 5 000 Rp, et que dans les resto balinais, genre à Ubud, il se vend 90 000Rp)

Notre dégustation: thé au gingembre, thé à la citronnelle, café ginseng, café gingembre, Bali Kopi, café vanille, café au chocolat, et chocolat chaud. Sympathique dégustation!!!

Et la fameuse tasse de Kopi Luwak: savoureux! Et non, ça ne goûte pas la grotte de Luwak!
Ginseng, gingembre et galagan poussent aussi dans la plantation
Nous avons bien apprécié cette petite visite du propriétaire! Le jeune homme qui était notre hôte et guide a bien fait son boulot et nous sommes ressortis avec quelques achats...

Nous avons terminé notre grosse journée de touristes en faisant un petit arrêt dans les rizières en terrasse de Tegalalang. Bon: elles sont jolies, mais ce ne sont pas les plus belles terrasses que nous ayons vu. Sur Bali, il y a mieux, et si vous avez visité le Vietnam, ça n'a rien à voir avec les rizières du Nord comme à Sapa, et c'est un point de vue fait  pour les touristes. Néanmoins, c'était joli et nous avons fait quelques photos pour terminer en beauté cette journée.




Voilà!

samedi 26 mai 2012

Sarong?Sarong?Sarong... Bienvenu dans le Bali des touristes!


Lorsqu’on séjourne à Bali, il y a des incontournables. Quoi qu’il soit possible d’observer, voire de visiter de nombreux temples même quand ce n’est pas prévu parce qu’il y en a partout, il y a des temples majeurs situés dans des endroits juste magnifiques à ne surtout pas manquer. Depuis Ubud, il est possible d’en voir plusieurs, moyennant finance en bus organisé, ou en soudoyant un des nombreux chauffeurs de taxi qu’on croise tous les jours dans la rue!

Notre Julie nous a rejoints, finalement, après être restée coincée à Ende, sur Florès, 3 jours de plus que prévu. Parenthèse : si vous planifier visiter Florès ou d’autres îles nécessitant un transport aérien, prenez note que ce sont de petits aéroports, et de petits avions, et que si jamais par malchance il pleut trop fort, le vol risque d’être annulé. Et comme il n’y a qu’un ou 2 vols par jour, si les avions sont pleins, vous devrez attendre le lendemain, voire plus tard! Alors ne planifiez pas trop serré, au cas où!!! Autre truc : volez de Maumere ou Labuan Bajo, parce qu’à Ende, il pleut souvent, et il n’y a rien à faire ;-) Toujours est-il que Julie nous a finalement rejoints à Ubud et s’offre, elle aussi, un peu de confort, qu’elle mérite bien, dans le même hôtel que nous!

Nous trio décide de se magasiner un chauffeur pour une journée, en ciblant des temples qui nous intéressent, une plantation de café et des rizières en terrasse, et nous voilà assis dans une voiture très confortable conduite par Nyoman qui, comme beaucoup de gens d’Ubud, se balade avec des photos de lui et Elizabeth Gilbert dans sa voiture! C’est parti pour la journée la plus touristique de notre séjour en Indonésie, pour ne pas dire de notre voyage! Nous aurons droit à du tourisme de masse, en masse, et aux vendeurs qui vont avec! Objectif de la journée : rester calme, et ne surtout rien pointer avec son doigt !!! Nous entrons dans le Bali des touristes… 


Premier arrêt: le temple Goa Gajah
Nous avons de la chance, il est encore tôt, la majorité des étales sont encore fermés, et les bus de 50 ne sont pas encore sur les lieux! Nous pouvons donc profiter pleinement de la tranquillité et de l’étrangeté du lieu : une grotte sculptée en forme de face de démon, nous montrant ses doigts et nous laissant entrer par sa bouche! 
Pas mal! 

Goa Gajah Temple


"Goa Gajah" signifie "grotte de l'éléphant", même s'il n'y a jamais eu d'éléphant sur l'île de Bali! Son nom serait dû à la petite rivière qui coule sur le site du temple, qui se nommait autrefois "rivière à l'éléphant". 

Selon la légende, cette grotte aurait été creusée par un géant nommé Kebo Iwa, à l'aide de ses doigts gigantesques. Pratique avoir des mains de géant! À l'intérieur de la grotte qui n'est pas très grande, on retrouve 15 niches dans le mur qui servent de lieu de méditation aux moines, ainsi qu'une statue de Ganesha, le dieu à tête d'éléphant, et un Trilingga

Trilinggas et ses offrandes
 




Autour de la grotte se trouve un bassin d'eau sacrée, ainsi qu'une petite forêt sympathique où se balader. Les arbres et leurs racines sont impressionnantes, et il est surprenant de découvrir des coins aussi nature à proximité d'Ubud et de lieux touristiques. 




Nous sommes ensuite aller visiter le Gunung Kawi, un complexe de temples Hindous situé au nord-est d'Ubud, sur les bord de la rivière Pakerisan. Ce temple est composé de 10 "candi", c'est-à-dire des sanctuaires, taillés dans la paroi rocheuse. Ils sont abrités dans des niches de 8 mètres de haut. Pour y accéder, il a fallu descendre dans un stationnement prévu pour les touristes non balinais où les madames sarong nous attendaient en nombre au sortir de la voiture! Le harcèlement commençait! Heureusement pour nous, il y avait d'autres touristes semblant plus fortunés avec leur faux chandails Armani et autres, les madames sarong se sont donc ruées sur eux, voyant qu'elles n'avaient pas de chance avec nous! Mais les échoppes de souvenirs sont disposées tout le long du trajet, jusqu'à ce qu'on atteigne une belle rizière, et là, enfin, le calme revient! 

Le riz est mûr dans les rizières entourant le Gunung Kawi

Les "candi" dans leur niche de 8 mètres de haut

Rivière Pakerisan et les sanctuaires à l'arrière

Détails du temple adjacent

5 autres "candi" dans leur niche


Voilà à quoi ressemble les balinais lorsqu'ils vont au temple, ou lorsqu'ils présentent leurs offrandes aux dieux: le sarong double couche pour les hommes, avec la chemise en batik, un sarong simple pour les femmes, avec la ceinture sur la blouse. Eux, on n'a jamais su pourquoi ils étaient là... ils se sont tenus devant les "candi" comme s'ils voulaient se faire prendre en photos... ou peut-être qu'ils travaillaient au temple... on ne saura jamais!


À peine à 2 km de là se trouve le Tirta Empul, un des 6 temples les plus important de Bali. Il s'agit d'un complexe sacré réunissant un temple et des sources d'eau. 


"Tirta Empul" signifie d'ailleurs "sources d'eau sacrées". L'eau jaillit dans un grand bassin d'eau clair, par le bas. Il est possible de voir les bouillons à l'entrée des sources. 






On voit le bouillon plus foncé sortant du fond de l'eau
Alors, quand on entre dans le Tirta Empul, c'est tout une ambiance qui y règne! En fait, l'eau du bassin ci-haut est canalisée pour s'écouler  dans un grand bassin plus bas, par les bouches de nombreuses fontaines. Cette eau est sacrée, les gens viennent donc y faire des ablutions en famille et en grand nombre, et c'est plutôt déconcertant!


Quelques-unes des fontaines d'où l'eau sacrée s'écoule. Elles ont toutes un nom et une signification.

Les balinais font la file pour se mettre la tête sous le jet d'eau

Certaines fontaines semblaient plus importantes que d'autres: plus d'offrandes, et une plus grande file en était la preuve!
Les balinais croient que cette eau sacrée permet de laver tous leurs péchés et leur mauvais karma
 
Mais c'est une ambiance de fête qui règne dans cette section du temple.
De grands paniers d'offrandes sont offerts

Et ont prie avant d'entrée à l'eau


Adjacent aux bassins se trouve le Pura Tirta Empul, le temple sacré. Pour y entrée, il faut être en sarong (hommes et femmes) et porter la ceinture jaune de l'hindouisme, fourni gratuitement à l'entrée. Pendant notre visite, des cérémonies étaient en cours. 


Un des nombreux autels de l'enceinte sacrée du Pura Tirta Empul

Cérémonie en cours:

Des offrances
Nous nous sommes assis à différents endroits, question d'observer sans déranger les balinais dans leur dévotion. Ils étaient beaux! En fait, ils sont pas mal toujours beaux, hommes et femmes portent grand soin à leur habillement, et une visite dans un lieu sacré leur donne un petit quelque chose en plus... 

Les hommes portent un genre de foulard-bandeau sur la tête

Les femmes portent un sarong et la blouse typiquement balinaise, et le foulard autour de la taille

Les jeunes qui se préparent à se jeter à l'eau préfère le t-shirt tendance

Même les gamins portent le costume traditionnel

Les enfants sont fascinés par le bassin des sources d'eau.

Nous avons poursuivi notre route vers la région du Mont Batur, un volcan à cratère de 1 717 mètres. Quoique le but ait été de visité le Pura Batur, un temple, nous avons davantage apprécié le panorama offert par le Mont Batur, son lac, et le volcan Abang derrière. 




Gunung Batur et ses 1 717 mètres font de lui le 2e volcan le plus haut de Bali. Sa dernière éruption remonte à 2000. On voit encore la terre noire des coulées de lave et le chemin que cette dernière a emprunté, laissant des petits îlots de verdure ici et là. Son éruption la plus dévastatrice a été enregistré en 1917: le volcan fit des milliers de morts. Heureusement, lors des éruptions suivante, les gens ont pu être évacuer avant.


Nous avons vécu une jolie arnaque touristique lors de notre passage à ce temple. En fait, nous n'avions pas l'intention de le visiter, mais voir le volcan nous intéressait. Le chauffeur voulait que nous mangions dans l'un des "super-mais-hors-de-prix-pour-nous" restaurant panoramique avec vue plongeante sur le volcan et son lac. Nous lui avons joué un tour, parce que nous avons mangé au Tirta Empul, dans un resto local pas cher! Hahaha! C'est comme ça les routards! Alors nous avons fait un bref arrêt à un point de vue panoramique pour la photo du volcan après avoir payé les frais d'entrée de la route... oui, sur Bali, les touristes doivent payer un genre de taxe sur certains tronçons touristiques... Et on ne paye pas pour la voiture: non! On paye pour le nombre de touristes assis dans la voiture! Ils ont tout compris les balinais! Avec la quantité de gens qui passent par là tous les jours, ils se font un bon petit magot!

Bref, nous avons ensuite atteint un temple, qu'on pense être le Pura Batur, mais en fait, on est pas trop sur... Après avoir payé (on paye toujours ou presque pour entrer dans les "temples importants"), une dame nous a pris en charge en nous obligeant à traverser les nombreux étales de sarong, rubans, foulards... Et là, elle a voulu nous déguiser en balinais, le foulard sur la tête compris pour JP, pour la modique somme de location de 20 000 Rp... pour chaque morceau!!! Petite coquine! Nous avions déjà les sarongs, ils sont obligatoires pour visiter les temples, pour les hommes et pour les femmes, j'avais un foulard pour la ceinture, mais Julie n'en avait pas. Habituellement, les ceintures sont prêté et ils sont gratuits, donation à discrétion de chacun, et le foulard pour les hommes n'est pas obligatoire. Bref, elle, elle avait décidé de se faire des sous! On a pas marché dans son jeu, même si elle nous a couru après dans la rue. On nous a fait entrer dans le temple sans problème avec de grands sourires et plus personne n'a fait attention à nous.

Pura Batur


Pura Batur
 

Le Pura Batur est très fréquenté par les locaux pour les cérémonies.

Julie a tendance à se faire des amis partout!

Les balinaises sont toujours magnifiques dans leur sarong! Quand elles viennent au temple, ce sont elles qui transportent les offrandes, et leur costume est toujours assorti! Parfois même jusqu'au tong!!!


C'était notre aventure dans les temples importants mais touristiques de Bali. Nos préférés ont été ceux qui semblent perdus en pleine nature, là où la végétation semble vouloir reprendre ses droits. Un petit faible pour le Tirta Empul aussi, qui vaut la visite. Nous n'aimons pas l'afflux de touristes, pas tant pour les touristes que pour l'impact qu'ils ont: se faire courir après par une madame pour des sarong, c'est pas l'fun! On a même vu une touristes qui avait déjà acheté genre 2 sarongs avec une vendeuse sur les talons qui ne la lâchait pas d'une semelle en lui disant " By one more, by one more!!!". Est-ce qu'il y a quelque chose de plus agressant que ça???

Alors un conseil si vous visiter les temples: commencez tôt, avant la chaleur, avant la marre de touristes, et avant que toutes les shop de sarong, assiettes, masques, statues soient ouvertes! À moins que vous n'ayez l'intention de magasiner en même temps, préparez-vous à rester calme. Si vous êtes des routards comme nous, camouflez-vous derrière les madames qui ont l'air d'avoir beaucoup de sous: ça marche!
 Hahaha!


Et le Mont Batur, bin il est vraiment beau, et c'était chouette de s'y rendre, même si le temple n'en vaut pas vraiment la peine!