lundi 9 janvier 2012

Sur le pont de U Bein, le temps s’arrête

Il y a de ces endroits dans le monde où le temps s’arrête, où l’on tente de retenir son souffle parce qu’on ne veut pas briser l’équilibre de ce que nous avons sous les yeux… Parce que c’est tellement beau, et ça semble si fragile et si irréel… 

Lac Taungthaman et une de ses pagodes



À Amarapura, à 8h00 le matin, c'est ce que nous avons ressenti. Nous avons foulé celui que l’on nomme le U Bein Bridge, et qui porte le titre du plus long pont en teck du monde : 1060 piliers de teck érigés il y a plus de 200 ans sur 1,2 km de long. Le pont comme tel, à moins d’être un amoureux de vieux bois… bof! Mais c’est plutôt l’activité qui se déroule autour, dessus et en-dessous du pont qui est fascinante. Il est là, tout le charme du vieux pont de teck! 
Aperçu du pont U Bein


À titre informatif, ce pont sert à traverser le lac Taungthaman. Il sert à toute une communauté de gens et de moines qui, tous les jours, le traverse à pieds ou à vélo. Sur le lac, les pêcheurs sont à l’œuvre depuis l’aurore : ils lancent leur filet depuis leur barque, ou pêche à la ligne, l’eau jusqu’à la taille. 







Sur les berges, les fermiers labourent leurs champs : pied nus, sur leur charrue tirée par 2 gros bœufs. Les femmes font la lessive, et les moines vont à la pagode. Ici, le temps s’est littéralement arrêté à une autre époque! Et c’est tellement beau et paisible… C’est ironique, parce que ces gens travaillent fort et suent leur vie, mais tout est paisible, calme et serein… Et ils chantent en travaillant… toujours, les gens ici, ils chantent!







Nous avons apprécié le moment en spectateurs un peu voyeurs, à la fois émerveillés et étonnés du spectacle qui se déroulait autour de nous. Ni la révolution agricole, ni la révolution industrielle n’ont atteint cet endroit! On récolte et on sème à la main, on pêche à la ligne ou au petit filet dans des barques de bois fragiles.

Est-ce que les outils automatiques arriveront un jour au Myanmar? 
 À suivre! 


En attendant, respect pour ce peuple qui  laboure et cultive sa terre à la sueur de son front, avec l’huile de ses coudes et de ses genoux… 





1 commentaire:

  1. Quelles belles photos vous 2. Je suis émerveillée. J'ai vraiment un faible pour ces photos de bateaux, chaloupes, berges...Les photos d'eau viennent me chercher comme vous ne savez pas. Je suis certaine que tu dois pensé à moi Karyne quand tu les prends. On dirait que je les encadreraient toutes. Vraiment belles. Merci.

    Mom

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