vendredi 27 avril 2012

Moissonneurs de la mer, couchers de soleil et histoire de p'tit t'oézeau mort su'a bute!

Nous avons quitté Sanur de bon matin à bord d’un « public boat » à destination de Nusa Lembongan, une île (nusa) située au large de Bali. Le Lonely Planet de 2009 décrivait l’expérience du bateau public comme se passant en compagnie des poules et des melons… Pas de melon à bord pour nous, mais beaucoup de bombonnes d’eau de ravitaillement et une horde de touristes: on dirait que les Nusa ont monté leur cote de popularité depuis 2009tire … 


Pendant la traversée sur une mer calme, Julie a trouvé le moyen « d’entertainer » la galerie en buvant une bonne grosse gorgée de lait...
 caillé!!!
En bonne routarde, elle traine toujours de quoi boire et manger, mais malheureusement, le lait avait tourné... 
Le goût étant plutôt dégueux, elle s’est assurée de tout recracher par-dessus bord donnant l’impression d’une solide attaque de mal de mer!!! Nous étions les seuls à trouver ça très drôle, mais la pauvre était dégoûtée et le couple assis à côté d'elle aussi!


La vue depuis notre balcon
 Nous avons touché terre après 1h45 de mer calme. Les Tchoubis ont trouvé refuge au BungaBungalo, un guesthouse tenu par un Toulousain, à l’ambiance décontractée, et en bord de mer. Hamac, balcon et vue sur la mer, mais sans la clim et sans l’eau chaude! C’est une première expérience pour nous: on réduit dans les dépenses! Et il faut dire qu’ici, il fait chaud, alors pas besoin d’eau chaude, et pour la clim, et bien puisqu’on la règle en général à 28°C, on a décidé qu’on en avait pas besoin non plus!  Nous testerons aussi notre moustiquaire pour la première fois depuis que nous l’avons acheté … en 2007, pour le Vietnam! Nous ne l’aurons pas traînée tout ce temps pour rien! 

Notre chambre et notre moustiquaire


Julie, elle, en bonne routarde très débrouillarde, a fait le bonheur d’un petit papi et sa famille en prenant une chambre dans son Homestay. En général, ce sont des locaux qui squattent son établissement, mais des étrangers rapportent beaucoup plus de sous! Pour 70 000 Rp (7$), Julie aura fait l’équivalent de plus d'un mois du chiffre d’affaire de cet homme, mais surtout, toute la famille l’aura accueilli avec chaleur, sourire, et parfois en brassière! 
Haha! 
Ça surprend toujours un peu!

Jungutbatu, le village où nous vivons pour les 4 prochains jours


Notre première journée sur Nusa Lembongan aura été très tranquille : il fait chaud, et on sue notre vie! Nous avons cherché un endroit où se baigner et on a réalisé que le bord de mer était rempli d’algues… pas très invitant au premier abord. Nous avons donc marché sur la plage qui grandissait à mesure que la marée se retirait. 

plage un peu rocailleuse, petites barques et volcan Agung, plus haut volcan de Bali, toujours en arrière plan


Nous recherchions un endroit sympa où nous baigner, mais nous avons vite compris que de notre côté de l’île, dans le village de Jugubatu, ce qui prime, ce sont les algues, et l'odeur qui vient avec!!! Pour reprendre l'expression de Jean et Ginette: ça sentait le p'tit t'oézeau mort su'a bute ... an'a'half !!!  Mais on s’habitue et la culture de l’algue reste fascinante.


C’est qu’en fait, Nusa Lembongan vit de la culture des algues! Oui oui! Ici, 85 % de la population locale travaille à cette culture particulière qui influence notre vie de tous les jours, à nous tous, petits Occidentaux que nous sommes! 

À marée basse, nous voyons apparaitre les piquets en bambou et les bouts de ficelle tendue permettant aux algues de se développer et de grandir. Tous les jours, à tout moment de la journée, des travailleurs (ses) sont dans l’eau à surveiller, récolter, planter les algues, pendant que d'autres les nettoient et les surveillent pendant qu'elles sèchent au soleil. 

 L’odeur est forte mais ça ne semble pas incommoder les enfants qui courent et jouent tout autour des bâches sur lesquelles sont étendus les algues.

À marée basse, dans certaines zones, on voit apparaitre tous les petites piquets en bambou reliés par des cordes, entre lesquels les ficelles sont tendues.

La récolte se fait au rythme des marées, dans des grands paniers.

Hommes et femmes participent, mais ce sont principalement les femmes qui font ce travail



À quoi servent toutes ces algues? 
On en extrait le « carragheen », un émulsifiant qui sert dans notre vie de tous les jours : ça épaissi la crème glacée, le fromage et d'autres produits laitiers, et ça remplace les matières grasses dans les aliments de régime. Les algues mettent 45 jours à se développer avant d’être récoltées, séchées et exportées partout dans le monde! 
On en apprend des choses en voyageant!!! 

Ce soir là, à marée basse, nous avons vu en partie l’ampleur de ce travail. 
Pendant que le soleil déclinait à l’horizon embrasant le ciel de mille feux, pendant que les sons étaient aiguisés par la tranquillité du soir, pendant que les enfants chassaient les tortues, les poissons et autres bestioles des mers et des sables sous la surveillance du volcan Agung, les habitant de l’île de Nusa Lembongan travaillaient, inlassablement, à leur  précieuse culture… 


(photo prise par Julie)
À marée basse, les enfants chassent tortues, poissons et autres animaux marins
On part à la chasse entre amis!
Julie se fait toujours de nouveaux amis!
La chasse a été bonne: 2 petites tortues marines
 Et le coucher du soleil a tranquillement enveloppé la baie de ses couleurs si particulières... L'ambiance ce soir là était indescriptible ... Nous ne pouvions nous décider à quitter la plage et étions presque déçus lorsque toutes les lueurs ont disparues de l'horizon. C'était vraiment beau! J'ignore à combien de couchers de soleil nous avons assistés depuis le début de notre aventure, mais on ne se lasse jamais de ce moment magique!









Nous sommes sur Nusa Lembongan, au large de Bali,  pour les 4 prochains jours, et cet endroit promet d’être un petit paradis!  

(photo prise par Julie)

1 commentaire:

  1. Non, on ne se lasse pas des couchers de soleil, surtout quand ils sont si bien photographiés!!

    Bravo Karyne et Julie pour les photos bien cadrées.

    Hélène

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