lundi 9 avril 2012

Pokhara côté nature en compagnie d'une castreuse de maïs...

Nous sommes restés 1 semaine à Pokhara . Nous logions dans un sympathique guesthouse, le Gauri Sankar Guest House, un petit coin tranquille avec un grand jardin où flâner. Rassurez-vous: même si nous avons beaucoup flâner dans ce jardin, et cela en bonne compagnie, nous avons quand même visité un peu les alentours, du moins, lorsque le temps le permettait. Nous avons eu des petits épisodes de pluie, et même une fois, de la grêle, mais vous verrez avec les photos: quand le temps se dégage, c'est un des plus beaux endroits au monde!!! 

Avec la Sarah, nous sommes allés nous balader dans la ville. Nous avons eu droit à un magnifique panorama sur le lac Phewa  et les petites barques qui le peuplent. 

À titre informatif, Sarah vient d'un petit village de France, tout petit, tellement petit que je ne pourrais même pas vous dire le nom. Ce village est entouré de champs agricoles dont des champs de maïs. Elle nous a expliqué que les jeunes des alentours pouvaient gagner des sous en travaillant dans les champs. Un des boulots que Sarah a fait était castreuse de maïs! Oui oui!!! Ce n'est pas une farce, c'est un vrai travail, et très sérieux à part ça, car si on oublie ne serait-ce qu'un seul plant, 5 millions de grains de pollen risquent de créer une auto-fécondation et rendre les épis non conformes.  La valeur de la production se trouverait alors grandement diminuée au désespoir des agriculteurs! Pour castrer le maïs, il faut arracher la partie qu'on nomme pannicule sur les épis femelles, et cela doit se faire avant l'émission du pollen.  

Qui aurait crû qu'un jour nous allions rencontrer une vraie "castreuse" de maïs!!!
Hahaha! 
Aujourd'hui, elle ne castre plus le maïs: elle est kinésithérapeute et fera du bénévolat au Népal pour les 2 prochains mois.



Les barques sont de couleurs vives
Phewa Tal et ses barques colorées.
Pêcheur, avec son chapeau et sa barques traditionnels

Un autre jour, Jipé et moi avons marché jusqu'à la "famous" Devis' Fall! Cette "chute" a une histoire tragique... dans les années 70, un Suisse du nom de David et sa copine se seraient aventurés près de la chute et auraient tombé dans le tourbillon!!! Quelle idée de s'approcher d'un tel tourbillon... 

Devis' Fall

Bon... Vous l'avez devinez, la chute était décevante! Mais laissons-lui une chance: la mousson arrive bientôt, et le débit doit être beaucoup plus intense après la saison des pluies!! Néanmoins, la balade pour nous y rendre était sympa: rivière - quoique polluée -  où les locaux vont faire leur lessives, enfants qui rentrent de l'école avec leurs petits uniformes à cravates, les rizières, bref, c'était sympa! Mais c'est ce jour là que nous avons vraiment compris l'ampleur du fléau qu'est le plastique: 



Tous les cours d'eau que nous avons vus au Népal étaient jonchés de déchets mais surtout, de plastique! Une horreur! Nous avons fait notre part en faisant des "refill" d'eau dans les hôtels et les restos où c'était possible:  notre petite part pour l'environnement. 

Le coup de cœur de notre séjour à Pokhara, va à notre petite randonnée et surtout à la vue depuis la Pagode de la Paix (Peace Pagoda)...

C'est accompagnée de notre copine Sarah, par une superbe journée ensoleillée et un temps complètement dégagé que nous avons entrepris les 2 heures d' " ascension " jusqu'à la pagode.  Un parcours sympa, et une sublime récompense une fois le sommet atteint... 

Par temps clair, le massif himalayen de l'Annapurna est visible depuis Pokhara.

Lac Phewa et les Annapurna.

On longe les rizières pour atteindre la Pagode de la Paix

Annapurna 1 (8 091 m), Machhapuchhare (6 997 m), lac Phewa et buffle d'eau

Balade dans un panorama grandiose!

Le Machhapuchhare ce qui signifie "queue de poisson", culmine à 6 997 mètres, n'était pas sans nous rappeler le Cervin, à la différence près que ce dernier s'élève à 4 478 mètres...


Un peu partout, les drapeaux de prières flottent au vent, nous rappelant que non, ce n'est pas la Suisse, mais bien le Népal! Mais comme c'est bon de revoir les montagnes!

Vue depuis la pagode de la Paix

Pagode de la Paix

Petite fleur qui rappelle Noël...

D'un côté, le lac et les montagnes, de l'autre, la vallée, les champs, les rizières et les villages

Nous avons opté pour une petite boisson et collation au resto de la pagode: les prix étaient corrects et la vue... On ne se tanne pas!

De gauche à droite: Annapurna 1 (8 091 m), Machhapuchhare (6 997 m), Annapurna III (7 555 m), Annapurna IV ( 7 525m), Annapurna II (7 937 m). Lac Phewa et en bas, à droite, la ville de Pokhara.


La Tchoubie dans ce décors féérique! Merci Sarah pour la photo ;-)

Pour revenir, nous avons descendu pendant une heure dans un joli panorama et un chemin différent de la montée, et nous avons sauté dans l'une de ces petites barques pour traverser le Phewa Tal (le lac Phewa). 


Les femmes ont une force surhumaine dans ce pays! Et toujours avec le sourire (merci Sarah pour la photo ;-))

Le Tchoubi sur le lac Phewa.

Lac Phewa et Sarangkot (1 600 m ) derrière. C'est depuis cette montagne que les courageux se jettent dans le vide en parapente. Parlez-en à Sly !!! 


Vraiment une journée mémorable, et encore une fois, en bonne compagnie! Merci Sarah d'avoir croisé notre route, et nous te souhaitons un super séjour et stage dans ce magnifique pays! Au plaisir de te revoir pour un "hot lemon with ginger and honey pot".

Les Tchoubis et Sarah

4 commentaires:

  1. Wow! Ce sont vraiment mes photos préférées! Cet article est super. J'espère que vous allez bien.
    Mixx

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  2. Que c'est beau!

    Mom
    XOX

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  3. Mici Maman ;-) C'est très impressionnant ces montagnes! Et c'est beau!!!

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  4. On dirait un mélange du lac de Bled avec le Cervin en fond de plan...bizarre, mais si beau!

    J'adore ta photo Karyne. Tout un panorama. Tu peux bien avoir un beau grand sourire. Quel endroit!

    J'ai presque pleuré à voir tout ce foutu plastique. On a vu la même atrocité à Hawai'i. Quand on pense que cette île est une des plus isolées de tout, on comprend mal d'où vient toute cette cochonnerie! Maudits humains. On est con des fois.

    Hélène

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